Belle église, sobre calme et reposante qui cache une toute autre histoire ..
Notre-Dame des Otages ou Notre-Dame des fusillés ?
L'histoire de l'église Notre-Dame des Otages à Paris est liée à un événement tragique de la Commune de Paris en mai 1871, connu sous le nom de "Semaine Sanglante".
Les points clés :
- Le Massacre de la rue Haxo (1871) : Pendant la Commune de Paris, le 26 mai 1871, quarante-neuf otages, furent fusillés par les Communards rue Haxo, dans le 20e arrondissement. Ce fut un acte de représailles et de violence anti-religieuse.
- Une première chapelle expiatoire (1894) : En mémoire de ces martyrs, et à l'emplacement même de leur exécution, les Jésuites élevèrent en 1894 une petite chapelle dédiée au Sacré-Cœur. Cette chapelle avait une vocation "expiatoire", cherchant à réparer le crime commis.
- Construction de l'église actuelle (1936-1938) : La chapelle provisoire est remplacée par une église plus vaste, construite entre 1936 et 1938. L'architecte Julien Barbier (1869-1939) a choisi un style néoroman assez dépouillé, utilisant le béton armé recouvert de pierre de taille. L'église fut inaugurée en 1938 sous le nom de Sacré-Cœur-de-Jésus.
- Changement de nom et paroisse (1961) : L'église est restée sous la garde des Jésuites jusqu'en 1974. En 1961, elle est devenue l'église paroissiale Notre-Dame des Otages, prenant ainsi le nom qui commémore directement les victimes du massacre.
- Un lieu de mémoire : L'église Notre-Dame des Otages est un important lieu de mémoire à Paris. On y trouve des éléments rappelant cet événement tragique, comme une ancienne porte de la cellule de la prison de la Roquette où étaient détenus certains des Jésuites otages. Le décor de l'église, notamment ses vitraux et mosaïques, intègre des symboles et des représentations en hommage aux fusillés.
Les otages de la rue Haxo étaient un groupe hétérogène de personnes détenues par les Communards en représailles à l'avancée des troupes Versaillaises et aux massacres de Communards.
- Ecclésiastiques : C'est la catégorie la plus emblématique et celle dont le souvenir est particulièrement lié à Notre-Dame des Otages. Ces ecclésiastiques ont fait l'objet de procès en béatification, et cinq d'entre eux ont été béatifiés en avril 2023.
- Gendarmes : Environ trente-six gendarmes faisaient partie des otages.
- Civils : Quatre civils ont également été fusillés ce jour-là.
Les otages de la rue Haxo étaient d'ailleurs en grande partie des prisonniers transférés de la prison de la Roquette.
En tout, ce sont près de cinquante personnes qui ont été massacrées rue Haxo.
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